Actualités

[18/05/2017] OpenShift, le nouveau livre blanc Smile

Smile publie aujourd'hui un livre blanc dédié à OpenShift, le PaaS open source orienté DevOps. A télécharger dès maintenant !

[15/05/2017] Smile décroche le label HappyAtWork 2017

Pour la 2ème année consécutive, Smile obtient le label HappyAtWork for Starters qui récompense les entreprises où il fait bon débuter sa carrière !

[28/04/2017] Smile annonce son plan strategique Open Arrow 2021 et accueille a son capital EURAZEO PME, nouvel actionnaire de reference qui succede a Keensight Capital

Smile, leader de l’intégration et l’infogérance de solutions open source, choisit son nouvel actionnaire majoritaire et s’offre de nouveaux moyens lui permettant le déploiement de son plan stratégique OPEN ARROW 2021 visant à créer un nouveau champion européen de l’IT de plus de 200M€ de chiff...

Toutes les actualités picto
       

Top consultation

Logo Smile : Open Source Solutions

Guillemet ouvrant introduction
à l'open source Guillemet fermant

Histoire et grandes figures

Histoire et grandes figures

Les hackers

D’une certaine manière, l’open source est aussi ancien que l’informatique, il est important de le souligner.

Lorsque, dans les années 60, les premiers ordinateurs arrivent dans les universités, l’accès libre aux programmes est la norme. Lorsqu’un universitaire trouve une nouvelle molécule, il montre le procédé à ses collègues, lorsqu’il écrit un programme intéressant, il le montre à ses collègues. C’est la démarche normale du progrès scientifique.

Les années 60 et 70 sont sous le signe des hackers, le plus souvent des étudiants brillants, des meilleures universités américaines, qui se jettent avec passion dans les premiers balbutiements de l’informatique. Ils passent des nuits sur leurs programmes, attendant de pouvoir accéder quelques heures à un peu de temps-machine, qui est une denrée rare. Ils partagent leurs astuces et leurs programmes, au sein de différents clubs.

En 1962, Spacewar, un programme réalisé au MIT, est parfois cité comme le premier projet open source, en même temps que le premier jeu vidéo. Créé par une petite équipe, il s’enrichit ensuite pendant plusieurs années, grâce aux multiples contributions rendues possibles par le libre accès au code source.

Le terme hacker de cette époque n’a pas la connotation sulfureuse d’aujourd’hui : un hacker est alors un programmeur à la fois passionné et surdoué. Pas très éloignés des nerds, « polards » en français, ce sont eux qui posent les fondations de l’informatique moderne et beaucoup créeront les entreprises leaders d’aujourd’hui.

Les hackers ont une philosophie, la hacker ethic, qui prône le libre accès aux ordinateurs et aux programmes, et d’une manière plus large la gratuité de l’information. Ils sont globalement méfiants de l’autorité – en phase avec les mouvements étudiants des années 60 – mais surtout, ils sont convaincus qu’il y a de la beauté, de l’art, dans un programme, et que l’informatique peut amener un monde meilleur.

C’est dans les années 70 que la pratique de ne pas diffuser les codes source des programmes s’est répandue, et que le business model de l’éditeur de logiciel propriétaire est apparu.

On pourrait retenir comme date marquante de la scission entre le logiciel libre et le logiciel propriétaire la réunion du Homebrew Computer Club, en 1976. Lors de cette réunion, Bill Gates et Paul Allen présentent un programme interpréteur de langage Basic, qu’ils ont écrit pour le Altair 100, un des premiers ordinateurs à microprocesseur. Les membres du club prennent la bande perforée représentant le programme, la dupliquent et la diffusent. Bill Gates, furieux, écrira une lettre devenue fameuse, intitulée Lettre Ouverte aux Hobbyist, dans laquelle il explique que le travail des développeurs doit pouvoir être justement rémunéré, et que s’il ne l’est pas, c’est l’innovation qui sera étouffée. Le raisonnement est juste, et pourtant l’avenir montrera qu’il est également possible de réaliser de grands programmes en open source.

Richard M. Stallman et la FSF

On peut considérer Richard Matthew Stallman comme le père fondateur du logiciel libre en tant que courant de pensée, et il est décrit parfois comme le dernier des vrais hackers. Dès 1983, il souhaite un système d’exploitation et des outils libres d’utilisation, en lançant le projet GNU, qui vise à créer le premier système d’exploitation libre, inspiré de Unix. En 1990, le projet est bien avancé, avec en particulier un excellent compilateur C (GCC), un éditeur réputé (Emacs), et une grande panoplie d’utilitaires. Mais le noyau (GNU Hurd) est à peine commencé lorsque Linus Torvalds sort son noyau Linux.

En 1985, Stallman fonde la Free Software Foundation (FSF), qui est à la fois l’entité en charge du projet GNU, un lieu de réflexion et un vecteur de promotion et de défense du logiciel libre. La FSF a créé la licence GNU GPL, et son évolution récente en v3.

Richard Stallman est une personnalité atypique, penseur et activiste, en même temps que hacker. Il continue de sillonner le monde aujourd’hui, pour faire la promotion du logiciel libre, et ne permet pas que l’on oublie les valeurs fondatrices du mouvement.

Linus Torvalds

En 1991, Linus Torvalds, étudiant finlandais âgé de 21 ans, travaille à développer un noyau de système d’exploitation. Il s’inspire en partie de Minix, un noyau expérimental qui accompagne le livre de Andrew Tanenbaum, ouvrage de référence depuis 1987 : "Operating Systems : design and implementation ". En quelques mois de travail, il sort la version 0.01. Fin 1991, Linux passe sous licence GPL, ce qui contribue à lancer une forte dynamique de développement communautaire, qui conduira à la version 1.0 de Linux en 1994.

Linus Torvalds est plus un architecte et développeur qu’un penseur ou un militant de l’open source ; il est respecté par tous, mais prend rarement part aux débats enflammés qui secouent les communautés. Aujourd’hui encore, c’est lui qui arbitre les orientations importantes du noyau Linux.

Soulignons que le système d’exploitation est constitué du noyau et d’un grand nombre de composants utilitaires sans lesquels on ne saurait utiliser le noyau. Une majorité des composants entourant le noyau Linux étant issus du projet GNU, Richard Stallman estime qu’il convient de toujours appeler le système GNU/Linux, en reconnaissance des apports du projet GNU.

Eric S. Raymond et l'OSI

Eric S. Raymond est l’un des avocats célèbres de l’open source, dans la fin des années 90. Il a écrit différents ouvrages dont ‘La Cathédrale et le Bazar’, un des textes fondateurs du mouvement.

Il défend principalement la supériorité du modèle de développement, donc de la qualité des applications, davantage que les questions morales et humanistes.

Contrairement à Stallman, Raymond n’est pas lui-même un hacker de haut vol, il est davantage un penseur de l’open source. Il s’est opposé à Stallman dans différents articles, estimant que les positions intégristes de ce dernier pouvaient desservir le mouvement.

Eric Raymond est l’un des fondateurs de l’Open Source Initiative (OSI), qu’il crée en 1998, l’année où la mise en open source du navigateur Mozilla marquera une victoire symbolique du mouvement. Encore aujourd’hui, l’OSI est un peu le gardien du temple de l’open source au travers de son site opensource.org, qui porte la définition officielle d’une licence open source, publiée sur le site, et qui fait consensus.

Le site opensource.org publie également un recensement des licences open source agréées, une soixantaine de licences.

Les grandes dates de l'open source