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[22/03/2017] Smile vainqueur des IoT Awards 2017

Lors de l'IoT World à Paris, Smile a remporté l'IoT Award dans la catégorie "High-tech" pour son projet de cabine connectée avec Coved.

[17/03/2017] Smile dans le Journal de l'Emploi sur Demain TV

Géraldine Moreau-Luchaire, notre Responsable Recrutement, nous parle des 350 postes à pourvoir en 2017 !

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Docker est une technologie de conteneurisation applicative open source phare. La plateforme permet de construire, déployer et exécuter des applications sous formes de modules.

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à l'open source Guillemet fermant

Le marche de l'open source

Le marché de l'open source

Quelques études

Tous les analystes, tant en France qu’aux Etats-Unis, s’accordent à percevoir l’extraordinaire percée des solutions open source dans la sphère économique ces dernières années, et à la prolonger sur les années à venir.

En 2006, une étude du Gartner Group faisait les prévisions suivantes :

  • En 2008, les solutions open source seront en compétition directe avec les solutions propriétaires dans tous les marchés de solutions d’infrastructure.
  • En 2010, 75% des principales DSI auront une stratégie formalisée d’acquisition et de gestion de solutions open source.
  • En 2010, les principales DSI envisageront les solutions open source pour 80% de leur dépenses en logiciel d’infrastructure.
  • En 2010, l’open source fera partie des applications critiques dans 75% des 2000 plus grandes entreprises ‘globales’.

En France, le Syntec estime pour sa part, dans une étude de Juin 2007, que le marché des logiciels et services open source représente 450 M€ sur un marché total des logiciels et services de plus de 30 Md€, soit une part de marché de 1,4%.

Ce marché devrait croître de 50% par an, sur un marché en croissance de 6,5%, ce qui amène la part de marché du logiciel open source à doubler en deux ans. Le Syntec estime que la tendance sera à la mise en place de systèmes d’information mêlant open source et propriétaire sans préjugés.

Selon une étude 2007 de Pierre Audoin Consultants, le marché de l’open source en France a progressé de 80% en 2006, après 79% en 2005. En France, le secteur public tient une place particulière, et l’étude Markess, de juin 2007, estime que le secteur public consacre en moyenne 11% de ses budgets informatiques aux technologies libres, contre 7% en 2006, et 14% en 2009. Les raisons invoquées par les décideurs sont autant les contraintes budgétaires que le besoin d’indépendance et d’interopérabilité.

La France apparaît comme un précurseur dans ce domaine, mais de son coté IDC estime que le marché mondial de l’open source passera de 2 Md$ à 6 Md$ en 2011.

Enfin, citons également l’étude américaine de Saugatuck Technologies, qui évalue à 10% la part des logiciels utilisés en entreprise aux U.S. qui sont des logiciels open source, et estime qu’elle passera à 15-20% d’ici à 2010.

Mais au delà des parts de marché, tous les analystes s’accordent à penser que la pénétration de l’open source dans un nombre croissant de domaines est un des facteurs les plus importants de réduction des coûts informatiques dans les années à venir.

Une vague puissante

Comme on le verra plus loin, l’open source est loin d’être un phénomène nouveau. Dans certains domaines, cette ancienneté fait partie de ses atouts : les logiciels open source se sont bonifiés avec les années, sont devenus toujours plus robustes et ont vu asseoir également leur part de marché, en particulier dans les couches d’infrastructure et les outils de développement.

Mais ces dernières années ont vu une sensible accélération de deux phénomènes plus nouveaux.

Le premier est que les entreprises, y compris les plus grandes d’entre elles, n’ont plus aucune réticence vis à vis de l’open source. Les grandes DSI et les Directions des Achats ont compris qu’elles pouvaient y trouver à la fois des produits particulièrement solides et de vrais bénéfices économiques. On constate que de plus en plus d’appels d’offres mentionnent, et parfois exigent, des solutions open source.

Le second est l’apparition d’acteurs nouveaux, les éditeurs de solutions open source commerciales. A la manière des compagnies aériennes low-cost, ces nouveaux entrants s’appuient sur un business model différent pour apporter une dynamique nouvelle dans un paysage informatique souvent sclérosé. Base de données, gestion de contenus, CRM, ERP, Décisionnel, … dans un nombre toujours croissant de domaines, ces acteurs nouveaux révolutionnent le marché avec un rapport service/prix inégalé.

La rencontre des entreprises ouvertes à l’open source, et de ces solutions toujours plus riches, est rendue possible par des prestataires informatiques spécialisés, qui investissent dans la construction d’une forte expertise, et sont capables d’offrir un support de qualité.

Une analyse économique

Il nous semble intéressant de citer ici une analyse de Tim O’Reilly, l’éditeur de la collection du même nom, et l’un des penseurs de l’open source.

Dans un article de 2003, il revient sur la rupture provoquée par la banalisation du matériel, entamée en 1981, lorsque IBM crée un marché du PC compatible en ouvrant son architecture. Il utilise le terme de « commoditization », qui fait référence aux « commodities », les biens ordinaires tels que le blé ou le pétrole, des biens dont le prix peut fluctuer, mais où il n’y a plus guère de valeur ajoutée spécifique, qui sont interchangeables, banalisés.

La banalisation du matériel va donner naissance à une immense industrie du logiciel, dominée par Microsoft. Et donner naissance également à Dell, qui comprendra le premier que le matériel est devenu une simple denrée industrielle.

Vingt ans plus tard, l’open source apporte une rupture comparable, un changement de paradigme, la banalisation du logiciel, voire sa démonétisation. Système d’exploitation, serveurs, bases de données, ces composants logiciels ont perdu l’essentiel de la valeur marchande qu’ils portaient.

Et cette banalisation a donné naissance à une nouvelle industrie, dont les tenants sont Google, Amazon, eBay, ou Facebook. Les nouveaux géants du web, qui utilisent des centaines de milliers de serveurs, ont besoin de logiciels démonétisés.

Certains ont dénoncé une destruction de valeur, lorsque les éditeurs traditionnels perdent des parts de marché face à la concurrence de solutions open source, ou bien sont contraints de baisser leurs prix de manière drastique. Mais c’est le propre de tout progrès, quel que soit le domaine, que d’apporter une telle perturbation. Au final, le moindre coût des programmes apporte un gain de productivité pour toutes les industries qui consomment du logiciel, et donc un gain de niveau de vie pour chacun.

Aux Etats-Unis, des personnes en apparence intelligentes comme Steve Ballmer ont comparé l’open source au communisme, injure suprême !

D’une certaine manière, on pourrait dire : c’est tout le contraire, l’open source est un pur produit du capitalisme. L’une des lois du capitalisme n’est-elle pas que dès lors qu’un acteur tire un profit exagéré de sa position sur le marché, il apparaît des acteurs concurrents pour ramener un niveau de profit raisonnable ? Mais depuis longtemps déjà cette loi élémentaire de la concurrence ne semblait plus pouvoir jouer dans l’édition logicielle. C’est finalement l’open source qui ramènera un niveau de profit raisonnable dans l’industrie du logiciel. Si 100 millions de personnes sur terre ont besoin d’une suite bureautique, alors il suffit qu’ils dépensent chacun 0,1 € par an pour financer un effort de développement satisfaisant. D’une manière indirecte, c’est ce juste prix qu’apporte l’open source.

Pour autant, il existe aussi des domaines où la banalisation n’est pas à l’ordre du jour, et où au contraire c’est l’open source qui apporte une nouvelle dynamique de progrès dans des marchés sclérosés. Mais toujours en réhabilitant la concurrence, et donc l’innovation, ainsi que le retour à un juste prix de marché.

D’une manière générale, avec l’open source c’est l’expertise, c’est à dire la connaissance qui prend toute sa valeur, au détriment de la simple propriété ou antériorité. La monétisation de la connaissance est simplement proportionnelle à la rareté de l’expertise au regard de la demande, selon des lois de marché ordinaires.